10 questions à se poser avant d’acheter pour faire de meilleurs choix

Êtes-vous du genre à planifier vos moindres dépenses ou achetez-vous plutôt de manière impulsive ? Ou une combinaison des deux, peut-être ? De mon côté, je m’efforce depuis quelques années de faire des achats plus réfléchis. Ce que je veux dire par là, c’est que j’achète beaucoup moins tout en privilégiant toujours la qualité, lorsque c’est possible. Aussi, je m’assure de bien connaître mes besoins avant de magasiner afin de m’assurer d’acheter exactement ce qu’il me faut. En effet, combien de fois avons-nous acheté quelque chose de « correct » ou « qui fait l’affaire pour le moment », mais qu’on a rapidement dû remplacer ? Je vous propose donc aujourd’hui 10 questions à se poser avant d’acheter pour faire de meilleurs choix.

10 questions à se poser avant d’acheter pour faire de meilleurs choix

1- Est-ce un besoin ou une envie ?

D’abord, il faut apprendre à discerner nos besoins de nos envies. Il faut alors être brutalement honnête envers soi-même. Est-ce qu’on a réellement besoin d’une autre paire de jeans ou est-ce qu’on en a simplement envie ?

L’idée ici n’est pas d’acheter seulement et uniquement ce dont on a réellement besoin, mais plutôt d’apprendre à se connaître. C’est correct d’avoir des envies, mais ne faisons pas semblant qu’il s’agit d’un réel besoin ! Il faut assumer nos envies pour mieux les gérer et cesser de se raconter des histoires pour éviter de culpabiliser.

Acheter principalement selon nos besoins et, occasionnellement, par pure envie. Comme pour tout, il faut trouver l’équilibre.

2- Est-ce que je possède déjà quelque chose qui pourrait combler ce besoin ?

Devant un réel besoin, le premier réflexe à avoir est de se demander si nous possédons déjà quelque chose qui pourrait le combler. Pour ce faire, il faut d’abord bien connaître l’inventaire de nos biens matériels.

Ça peut sembler évident, mais combien d’objets possédez-vous ? Si vous deviez en faire la liste maintenant, de mémoire, combien pourriez-vous en nommer ? Essayez, pour voir !

La vérité c’est que nous utilisons très peu d’objets au quotidien et que tous les autres tombent aux oubliettes. Si un besoin se présente, fouillez vos placards avant d’acheter quoi que ce soit !

3- Est-ce que quelque chose de non matériel pourrait combler ce besoin ou cette envie ?

Disons que vous avez envie de vous sentir bien, de vous sentir belle. Plutôt que d’acheter une garde-robe complète ou la dernière teinte de rouge à lèvres à la mode, peut-être pourriez-vous passer une journée au spa à vous faire dorloter ? Vous en reviendrez détendu.e et, en prime, rien ne viendra s’ajouter au désordre de la salle de bain ! Que du positif !

4- Est-ce que je pourrais l’emprunter ?

On oublie souvent cette option et pourtant ! Si nous possédons une tonne d’objets que nous utilisons que très peu, c’est aussi le cas de toutes les personnes qui nous entourent. Si un besoin se présente, il y a fort à parier que vous connaissez quelqu’un qui peut vous prêter sa friteuse, sa déneigeuse, ses bottes de neige ou une guitare. Pensez-y avant de dépenser vos sous !

5- Est-ce que je pourrais l’acheter vintage, usagé ou de seconde main ?

Je ne le dirai jamais assez, c’est tout à fait surprenant de voir les trouvailles qu’on peut faire dans les friperies. J’y ai trouvé de la décoration pour mon appartement, de la vaisselle, des pots pour mes plantes, des souliers et des vêtements ; tous en excellent état et pour une fraction du prix qu’ils m’auraient coûté en magasin.

Attention toutefois à ne pas acheter juste parce que ce n’est pas cher. Vous ne voulez pas non plus vous retrouver encombré.e de trucs inutiles. Rappelez-vous qu’un dollar, c’est peu, mais c’est trop cher payer pour quelque chose que vous n’utiliserez pas.

6- Est-ce que je vais l’utiliser plus de 50 fois ?

Oui, oui : 50 fois ! Ça peut sembler beaucoup, mais pensez aux objets que vous utilisez chaque jour. Votre téléphone, votre grille-pain, votre cafetière, votre réfrigérateur et vos aspirateurs sont tous des objets que vous avez utilisés beaucoup plus que 50 fois.

Par contre, la vaisselle trop délicate pour être utilisée et qu’on sort uniquement à Noël (et encore, seulement lorsqu’il n’y a pas trop d’enfants invités), pour sa part, ne sera probablement pas utilisée 50 fois à moins d’être léguée aux prochaines générations.

Bref, si vous ne comptez utiliser un objet que quelques fois, peut-être qu’il serait possible de s’en passer ?

7- Est-ce que ça vaut la peine d’opter pour de la qualité ?

Faire de meilleurs choix, c’est acheter moins en privilégiant la qualité. Pour tout item que vous utiliserez 50 fois (ou plus !), ça vaut la peine de considérer les options de qualité. En effet, l’idéal serait de ne pas avoir à le remplacer et les objets de qualité peuvent en général être réparés.

De plus, dépenser plus aujourd’hui permet d’économiser sur le long terme. Comment ? Parce que même si l’objet en question est plus dispendieux, vous l’utiliserez plus longtemps qu’une version cheap qui devra rapidement être remplacée. Ainsi, le coût par utilisation est plus avantageux. Par exemple, un t-shirt fait localement par une designer émergente dans un tissu de qualité vous coûtera probablement une cinquantaine de dollars. Comme c’est un basique, vous le porterez au moins 50 fois.

50$ ÷ 50 utilisations = 1$ par utilisation

Vous pourriez évidemment opter pour un t-shirt à 15$ dans une boutique de fast fashion. Le seul problème ? Après un ou deux lavages, il ne sera plus jamais le même. Il aura rapidement l’air fatigué et défraîchi et vous aurez envie de le remplacer. Vous le porterez une dizaine de fois, maximum.

15$ ÷ 10 utilisations = 1,5$ par utilisation

Votre t-shirt local vous coûtera peut-être plus cher sur le coup, mais pas à long terme. Au contraire, vous économiserez! Aussi, le t-shirt dispendieux sera de meilleure qualité et le fit sera meilleur. Bref, il vous fera bien et vous aurez fière allure en le portant. Ce qui n’est malheureusement pas le cas des t-shirts de mauvaise qualité qui se dégradent trop rapidement.

8- Est-ce que j’ai les moyens d’acheter l’option de meilleure qualité ?

Un budget serré, je sais ce que c’est ! Peut-être n’avons-nous pas les moyens d’opter pour un item de qualité pour le moment. Si le besoin est réel et immédiat, bien évidemment que c’est l’option abordable qui sera la meilleure pour nous, à ce moment. C’est déjà difficile de se serrer la ceinture, on ne va quand même pas culpabiliser en plus !

Rappelez-vous que vous pouvez toujours emprunter à votre entourage ! Aussi, les friperies regorgent de trésors abandonnés. Et croyez-moi lorsque je vous dis que la qualité est souvent au rendez-vous !

9- Est-ce que je peux attendre d’économiser pour me le procurer ?

Peut-être que nous traversons un moment plus difficile côté finances. Ça arrive ! Si notre besoin n’est pas pressant, peut-être qu’il serait possible d’attendre et d’économiser afin de pouvoir acheter un objet de qualité  qui durera longtemps ?

10- Est-ce que je pourrais m’en passer?

Finalement, est-ce que cet objet ajouterait vraiment de la valeur ou de l’intérêt à ma vie? Est-ce qu’il me serait réellement utile? Si je devais absolument m’en passer, quelles seraient les conséquences?

À noter qu’on peut tout à fait choisir de se procurer un objet même en sachant qu’on pourrait très bien s’en passer. L’important, c’est d’être conscient.e qu’il ne s’agit pas d’une nécessité et de bien comprendre pourquoi on a quand même envie de l’acheter.

Pourquoi se poser autant de questions ?

C’est pour éviter de faire des achats impulsifs que je me pose plusieurs questions avant, pendant et même après une séance de magasinage. Avant, parce que je planifie mes achats. Pendant pour garder en tête mes besoins réels. Et après pour faire le point sur mes achats.

Aussi, je ne vais dans les magasins que lorsque j’ai réellement besoin de quelque chose. Quoi de pire que d’être entouré.e de belles choses qui nous créent des besoins alors que nous savons très bien que c’est du superflu ? Pas grand chose, à part peut-être acheter ces belles choses puis culpabiliser en plus de devoir perdre du temps à les ranger, les organiser, justifier notre achat… puis s’en départir sans jamais revoir la couleur de nos dollars.

Faire de meilleurs choix, ça se planifie ! Il faut considérer nos besoins réels et les distinguer honnêtement de nos envies. Il faut aussi envisager toutes les possibilités : parfois, on peut emprunter ou dénicher des trésors usagés.

Après tout, dépenser mieux et faire de meilleurs choix, ce n’est pas seulement bon pour nous et notre porte-monnaie, mais aussi pour la planète. Et la planète, c’est un peu là où l’on vit (alors ça aussi, c’est bon pour nous, finalement) !

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